BAROA
Maison de ville à visée passive
SAINT-ÉTIENNE
2015-2017
Coût travaux : 338 071€ HT
Surface de plancher : 146 m2
Mission complète
MAITRISE D’OUVRAGE :
Monique BARRUEL architecte
MAITRISE D’OEUVRE :
Pauline FARGETTAS (ADHOC),
Architecte, économiste
ABIREOSE, BET thermique
RABEISEN, BET structure
ENTREPRISES :
TPM, Désamiantage, démolition
BRUYÈRE, Gros-œuvre, VRD
BEAUFILS, Charpente bois, zinguerie, couverture
BLANC, Menuiseries extérieures bois
VIALLON, Isolation, plâtrerie-peinture
MESSANA, Carrelage, chape, isolant
TAPIS FRANÇOIS, Sol souple
CROIZAT, Escalier, agencement
HOFFMANN, Agencement
MENUI’PRO, Porte de garage
BADIOU, Électricité, VMC
FRECENON, Plomberie, sanitaire
ATRACONFORT, Fumisterie
Photographies : © Sylvain Madelon
Au commencement, un terrain en pente avec une maison en contrebas au fond d’un jardin arboré et une construction précaire sur la rue. Le programme, une maison de ville à visée passive, viendra s’implanter en lieu et place de celle-ci.
Créant un logement supplémentaire sur cette parcelle contrainte et étroite située dans le tissu urbain collinaire de Saint- Étienne, cette nouvelle construction s’organisant sur 3 niveaux devait ménager un nouvel accès pour la maison en contrebas, des places de stationnement supplémentaires, un rapport au jardin et à la vue pour le nouveau logement, tout en captant le plus d’apports solaires dans cet environnement urbain constitué de hauts immeubles.
L’occasion d’organiser l’intimité, de la rue aux espaces partagés, des espaces partagés aux espaces privés en une séquence d’entrée domestique offrant des espaces polyvalents ouverts sur le jardin et un rapport à la rue singulier et généreux.
La nouvelle maison s’aligne alors sur le front bâti de la rue, à l’emplacement et sur les fondations de l’ancienne construction précaire démolie.
Les espaces de vie sont remontés au niveau supérieur, de façon à offrir au logement une vue imprenable ainsi qu’à libérer un espace couvert en rez-de-chaussée. Celui-ci, destiné en premier lieu aux emplacements requis pour les véhicules permet de ménager l’accès à la maison construite en contrebas de la parcelle et offre un espace ouvert à la fois sur le jardin en contrebas et sur la rue, bien plus polyvalent qu’un garage fermé.
Le jardin en aval se devine depuis la rue. Seuls l’espace d’entrée et la chambre restent au rez-de-chaussée. Une fois arrivé à l’étage supérieur, l’étroit escalier qui lie les deux niveaux s’ouvre sur le vaste espace du salon et de la salle à manger ainsi que sur le paysage urbain avec le Pilat en arrière plan.
Les espaces d’eau sont renvoyés coté rue et bénéficient tous de lumière naturelle. La salle de bains est un espace circulant, traversant et pouvant être traversé, bien qu’il soit aussi possible de le fermer sur lui-même si le besoin s’en fait sentir. Avec un long bandeau horizontal en guise d’ouverture sur la rue, la cuisine, quant à elle s’amuse du passage des piétons en contrebas.
Les grandes ouvertures percées dans la façade donnant sur la cour permettent de faire entrer la lumière et la chaleur du soleil tout en limitant les déperditions thermiques par la présence d’un triple vitrage. Des stores permettent d’éviter les surchauffes en été. Cette typologie d’ouvertures aux dimensions importantes s’inscrit dans la logique des ouvertures de nombreux anciens ateliers de passementerie présents à Saint-Étienne, certains jouxtant même la nouvelle construction.
Nota : Un grand merci au maitre d’ouvrage, Monique BARRUEL, elle même architecte avec qui j ‘ai eu la chance de travailler et partager des locaux. Elle a su me faire confiance pour un projet personnel et m’a donné alors la chance d’avoir un premier projet en tant qu’architecte en mon nom propre. Ce projet est l’aboutissement de nombreux échanges passionnants entre nous basés sur un profond respect, une complémentarité certaine ainsi qu’une envie, un plaisir d’échanger et de transmission évidents.























